CR 34-16 : POLITIQUE RÉGIONALE EN FAVEUR DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE. NOUVEAU CONSEIL SCIENTIFIQUE RÉGIONAL (CSR) ET SOUTIEN TRANSITOIRE AUX ACTEURS DES DOMAINES D’INTÉRÊT MAJEUR (DIM) LABÉLISÉS SUR LA PÉRIODE 2012-2015.
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Voir le Rapport : CR_34-16 (les temps d’interventions sont limités par une durée proportionnelle à la représentativité dans l’hémicycle)

Vignette_jespargiliereJuliette Espargiliere

« Votre rapport propose une re-création du Conseil scientifique régional, ce qui est satisfaisant. Il est en effet capital que les élus, que nous sommes, sachent créer les conditions d’une prise de décision éclairée, ouverte et guidée par l’intérêt général. C’est ainsi que nous comprenons la fonction de ce Conseil qui aura notamment à nous éclairer sur la définition des nouveaux domaines d’intérêt majeur dans le cadre du Schéma régional de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Le rôle prescripteur de la Région Île-de-France crée des impératifs d’efficacité et d’exemplarité, même si nous avons bien entendu que le terme est parfois inconfortable.

Nous avons fermement rappelé notre attachement à l’égalité femme/homme et devons donc contribuer activement à briser le plafond de verre qu’affrontent les femmes dans le champ technique et scientifique en leur assurant une place égale à leurs homologues masculins. Je sais que cette question fait partie de vos préoccupations et ai donc espoir que nous soyons entendus.

L’intérêt général n’étant compris qu’en intégrant celui des générations futures, le champ de la recherche environnementale doit y figurer en bonne place. Pour préparer l’Île-de-France aux défis qui l’attendent comme la qualité de l’air, l’alimentation, la gestion des terres agricoles et des déchets, la politique numérique, etc., nous devons résister aux sirènes du court terme et articuler efficience et soutenabilité. »

Vignette_mobertellaMarie-Odile Bertella-Geffroy

« Je propose d’ajouter à l’article 2 la mise en place d’une politique de précaution, de prévention et/ou de prudence pour répondre au risque de développement qui n’y est pas intégré. En effet, ces principes soulèvent des questions d’organisation globale, de régulation et de décisions politiques, notamment pour le gaz de schiste. J’admets que vous jetiez le bébé avec l’eau du bain mais il conviendrait de tenter d’être complet. »

« La question du choix des experts indépendants se pose. Le Grenelle de l’environnement a préconisé la création d’une haute autorité de l’expertise. Le statut d’expert n’existe pas en France et il en est de même pour la recherche. Il convient d’assurer un équilibre de représentation entre grandes disciplines de recherche en y intégrant le champ de la recherche environnementale. »

Vignette_fdamervalFrançois Damerval

« Madame la Présidente, Madame la vice-présidente, je citerai Rabelais : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». J’avais des craintes liées à la déclaration du nouveau Président du Conseil national des Républicains, Luc CHATEL, selon laquelle son parti devait être celui du gaz de schiste et des OGM. Madame la Présidente, je souhaite savoir si vous vous inscrivez dans la droite ligne du Conseil national des Républicains.

Je rappelle que le risque de développement est de droit communautaire et que ce que vous nommez « principe d’innovation » existe et s’appelle « risque de développement ». Le principe de précaution, le principe de prévention et la prudence ont été ajoutés. Il s’agit de conceptions juridiques auxquelles le Conseil scientifique doit être en capacité d’apporter des réponses. Le fait que vous ne connaissiez pas le risque de développement est hallucinant lorsque l’on évoque des questions scientifiques.

S’agissant la réforme du crédit impôt recherche, la Cour des comptes indiquait que l’évolution de la dépense n’était pas proportionnelle à l’avantage fiscal accordé. Le crédit impôt a fortement augmenté, contrairement au nombre de chercheurs, ce qui est dommageable pour la recherche française.

Ce débat sur les questions scientifiques est le premier au sein de cet hémicycle et j’ignore quand nous aurons l’occasion de vous revoir, Madame la vice-présidente. Au vu des priorités des cent premiers jours, j’ignore quand interviendra la réunion de la Commission Santé publique. Je m’interroge sur la place que vous accordez à la science parmi vos priorités.

Enfin, nous sommes attachés à la recherche publique face à la recherche privée. L’environnement et la santé publique doivent demeurer des leitmotivs au sein du Conseil régional. »