Budget régional 2017 : des réductions brutales et aveugles dans le secteur de la culture
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[Communiqué de presse EELV&A]

Les écologistes déplorent le budget à la baisse pour deux années consécutives de la culture à la région Île-de-France, avec 7 M€ en moins depuis 2015.

« Les choix budgétaires conduisent à une réduction brutale et aveugle des moyens alloués à de nombreux organismes et structures  culturels, » regrette Corinne Rufet.

Sur l’ensemble du territoire, ce budget se traduit par l’arrêt de nombreux projets, des fermetures de structures et de compagnies, des licenciements… autant d’occasions manquées pour la culture francilienne. Après la mise à mort du Festival d’Île-de-France, ce sont de nombreux organismes qui voient leur fin annoncée, parmi lesquels l’ARIAM :

« Après des années de travail reconnu par l’ensemble des professionnels de l’enseignement de la musique en Île-de-France, l’exécutif régional sacrifie l’ARIAM, et prive les Francilien-nes d’un outil essentiel de développement de politiques éducatives artistiques, » reproche Juliette Espargilière, conseillère régionale et trésorière de l’ARIAM.

« Supprimer l’ARIAM c’est ne pas donner accès à des instruments pour des jeunes qui n’en auraient jamais eu l’occasion, c’est ne plus former ces formateurs, enseignants, c’est ne plus accompagner les collectivités locales dans leurs politiques d’éducation artistique, » ajoute Corinne Rufet.

En pastichant le film « Le Bon, la Brute et le Truand », l’élue écologiste dénonce les méthodes de la Présidente de Région :

« Votre budget, c’est comme le monde vu par Sergio Leone : ceux qui tiennent le flingue, vous, et ceux qui creusent, les acteurs culturels ».

Le Bon, qui représente les quelques derniers axes intéressants tels que le soutien à l ‘éducation artistique dans les lycées ou certains aspects de la politique cinéma. La Brute, qui dénigre le travail des acteurs et enterre violemment les actions de structures culturelles actives et reconnues. Enfin, Le Truand, qui déforme la réalité dans ses discours, entérine des baisses de budgets, étrangle des organismes associés comme ARCADI ou le MOTIF, empêche le recrutement d’un nouveau directeur à la commission du film d’Ile-de-France.