Cimenterie Calcia dans le Vexin : le droit de polluer ne doit plus être accordé
Partager

[Communiqué de presse EELV&A]

La cimenterie Calcia, l’une des 10 entreprises les plus polluantes d’Île-de-France, s’apprête à demander une autorisation d’exploitation pour 30 ans, sur 104 hectares de terres agricoles franciliennes, dans le Parc Naturel régional du Vexin. Ghislaine Senée, conseillère régionale écologiste, a décidé ce jour d’interpeler la Présidente de la Région Île-de-France pour l’alerter sur ce scandale écologique et ses répercussions sanitaires, économiques et sociales pour tout un secteur de l’Île-de-France.

Pour les écologistes engagés de longue date contre ce projet, cette autorisation ne doit pas être accordée. L’usine actuelle dégage 1000 tonnes de CO2/jour, des oxydes d’azote et des particules fines, en pleine zone urbanisée. Elle contribue à ce que la Seine Aval soit en Zone Sensible du Plan de protection de l’Air (PPA) entrainant une surmortalité significative au seuil de 5% chez les hommes et les femmes de moins de 65 ans. Le projet d’extension condamnera un village entier et le quotidien de ses 650 habitants, fragilisera le bassin versant de la Montcient qui alimente près de 65 000 habitants de la Seine-Aval, menacera la faune et la flore alors qu’il s’agit d’un site « d’intérêt écologique et paysager prioritaire ».

Pour l’élue, « ni l’enrobage du projet avec quelques améliorations environnementales à la marge, ni le chantage à l’emploi ne tiennent. Ce qui est sûr, c’est que 250 emplois d’entreprises locales du tourisme, de l’agriculture et des loisirs seront directement mis en danger et que la promesse de création de nouveaux emplois ne tiendra pas face à l’automatisation de l’exploitation prévue. »

Force est de constater que, pour la Présidente de Région, les chantages de l’entreprise semblent avoir porté leurs fruits et que les promesses tenues en faveur de l’environnement risquent d’être mises sous le tapis.

« Espérons que les demandes des élu-es locaux de tous bords de la Communauté Urbaine de GPSEO, du Parc naturel régional du Vexin et du collectif qui rejoignent progressivement les actions des habitant-es et des associations locales contre le projet sauront convaincre la région de tenir ses engagements et d’intervenir à leurs côtés auprès du Préfet contre ce projet, » souhaite l’élue.