Economie sociale et solidaire : une priorité pour les écologistes
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[Communiqué de presse EELV&A]

La Présidente de Région a dévoilé ce jour des propositions aux acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) franciliens pour développer cette filière.
Cette nouvelle “stratégie régionale” pourrait être observée avec intérêt par les écologistes si elle n’apparaissait pas après deux ans d’affaiblissement systématique de ce secteur par les choix du nouvel exécutif.

« Les écologistes sont particulièrement attaché-es à l’économie sociale et solidaire et aux valeurs qu’elle véhicule, rappelle Julien Bayou. Depuis l’arrivée de Valérie Pécresse à la tête de l’exécutif francilien, nous n’avons d’ailleurs jamais cessé de contester les nombreuses décisions qui ont affaibli l’ESS : baisse des crédits alloués, fermeture de l’Atelier et licenciement de ses salarié-es, refus d’inclure les acteurs de l’ESS dans certaines aides régionales…”

En deux ans, l’ESS est devenue la variable d’ajustement des choix comptables de la majorité de droite et tous les acquis de la mandature précédente sur le sujet ont été fragilisés, voire tout simplement supprimés.

“Nous continuons de regretter la suppression des emplois-tremplin par la droite, ajoute l’élu écologiste. Ils étaient un appui à la création d’emplois pérennes dans le milieu associatif et l’économie sociale et solidaire. On le voit également avec le gel des emplois aidés par le gouvernement cette année, ce secteur est de moins en moins soutenu par les décideurs publics et cela nuit tant à l’activité économique qu’à l’insertion sociale. C’est une grave erreur.”

Les propositions de la Présidente de région comportent quelques éléments positifs, notamment, certaines mesures portées avec constance par les écologistes. La “nouvelle méthode” mise en avant, qui consiste à concentrer les aides régionales sur les plus grosses structures, risque néanmoins de nuire au développement de l’activité sur l’ensemble du territoire et au soutien de toutes les initiatives.

“Les écologistes veilleront à ce que les déclarations faites ce jour ne restent pas, comme souvent, de belles promesses non suivies d’effets et que les aides régionales puissent bénéficier au plus grand nombre.”, ajoute Frédéric Benhaïm.