La distribution alimentaire aux migrants doit se faire dans la dignité
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[Communiqué de presse EELV&A]

C’est avec consternation que les élu-es écologistes de la région Île-de-France ont appris ce jour que la Préfecture avait décidé d’interdire la distribution de nourriture dans certaines zones de la capitale, empêchant de fait – voire sanctionnant – les associations qui se mobilisent en faveur des réfugiés et migrants. Cette interdiction inattendue pour les associations met ainsi un obstacle de plus dans le parcours des migrants qui attendent péniblement de voir leur dossier étudié. Elle est aussi une nouvelle étape dans la déstabilisation des associations d’aide aux réfugiés qui font pourtant un travail indispensable.

 

Pour Julien Bayou, conseiller régional, « la distribution de nourriture doit pouvoir se poursuivre mais dans des conditions qui respectent la dignité humaine. Il n’est pas digne de contraindre les migrants à faire des kilomètres pour manger alors qu’il est possible de le faire à proximité du Centre humanitaire boulevard Ney ou bien à Paris 18ème. Il n’est pas digne de leur refuser un abri, si précaire soit-il, quand ce sont, en réalité, les pouvoirs publics qui ne peuvent pas ou ne veulent pas s’organiser pour répondre au besoin criant d’hébergement.»

 

Si les élu-es écologistes notent les quelques bonnes volontés d’élu-es mais aussi – et surtout ­– de riverains, ils tiennent à rappeler que toutes les collectivités et pouvoirs publics doivent se coordonner pour organiser l’accueil du mieux possible, et ne pas freiner les actions de solidarité d’où qu’elles viennent.

Ils tiennent à souligner, également, que certaines municipalités, parmi lesquelles Paris et Ivry, par exemple se retrouvent victimes de leurs politiques volontaristes, mais pour les écologistes, elles doivent servir d’exemple et non de repoussoir. « Pour moi, Mme Pécresse à la Région et nombre de maires locaux franciliens sont coupables de ne pas prendre leur part de l’effort. La concentration de cette poche de misère est une conséquence du défaut de solidarité. Il ne suffit pas de constater cette misère. Il faut agir, chacun à son niveau, » a rappelé Annie Lahmer.

 

Ils demandent a minima au Préfet de Paris de suspendre ces interdictions de distributions de nourriture.

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