Manque de tickets loisirs et chèques vacances : la région est fautive
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[Communiqué de presse EELV&A]

Inquiet-es du manque de financements des tickets loisirs et chèques vacances lors de la Commission Permanente du mois de mai, les écologistes ont interpelé la Présidente de région par le biais d’une question écrite dès le 10 mai 2017. Le sujet ressort à nouveau lors de la Commission de ce jour. Sur l’année 2017 et alors que nous sommes à la veille des vacances estivales, seuls 5 centres sociaux auront à se partager cet été 40 000 € sur ce dispositif.

En mars 2017, Mme Pécresse a décidé de modifier les modalités d’accès au dispositif qui permet aux mairies ou aux centres sociaux de faire bénéficier les familles et les jeunes de mini-séjours hors Île-de-France ou d’entrées sur les bases de loisirs franciliennes quand elles n’ont pas les moyens de partir en vacances. Ayant laissé à peine un mois aux différentes structures pour modifier le périmètre de leur projets de vacances d’été (obligation, par exemple de rayonner sur 3 départements pour des structures qui fonctionnent habituellement par département), le Conseil régional est aujourd’hui bien en peine pour distribuer ces aides.

« A tel point que, d’après nos informations, les services administratifs se voient contraints de rattraper les errements de l’exécutif, en appelant les quelques structures qui ont réussi à répondre pour leur demander d’augmenter le nombre de tickets demandés, » s’émeut Mounir Satouri, Président du groupe écologiste.

Le groupe écologiste a demandé la mise en place de mesures transitoires qui permettent de ne pas pénaliser les jeunes et les familles. Alors que la Présidente de Région a normalement un mois pour répondre à la question écrite du groupe (jointe), aucune réponse ne nous est parvenue à ce jour.

Pour Mounir Satouri, ancien directeur de Centre social, « il y a urgence et la région est responsable de priver des jeunes et des familles d’accès aux loisirs. » Il a également demandé à la Présidente de « faire confiance aux territoires, aux maires et aux travailleurs sociaux, qui connaissent les besoins de leurs territoires et de ne pas passer par ce type de processus abusif qui semble viser plutôt à réduire les aides qu’à développer des politiques d’accompagnement. »