Nouvelle stratégie internationale : tout pour la compétitivité, recul de la solidarité
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Dans un rapport sur la « nouvelle stratégie internationale » de la région Île-de-France, l’exécutif propose de réduire et de redéployer le financement des projets internationaux dans une perspective purement comptable, animé par une volonté de « retours sur investissements ».

« En fait de nouvelle stratégie de coopération internationale pour l’Ile-de-France, il s’agit plutôt d’un recul et d’une vision datée du monde. », résume Annie Lahmer. « Pour vous ces projets doivent être moins nombreux mais chacun plus gros et voué à rendre notre région plus compétitive et plus attractive, au détriment du véritable sens de la coopération. Une seule question : pourquoi aller vers le moins-disant ? », interroge l’élue.

Ce rapport officialise notamment la fin de dispositifs essentiels comme le dispositif Méditerranée qui portait notamment sur les projets de citoyenneté et relatifs aux droits humains ou encore le dispositif Aramis pour les petites associations, qui disparaissent purement et simplement.

Avec une stratégie à l’internationale qui est celle du troc, de la valorisation avec profit, cette délibération est donc loin de la vision écologiste de la solidarité ou de la coopération.

« Nous, écologistes, nous portons un projet amélioré et non pas amoindri. Nous voulons investir pour le long terme et la stabilité du monde et non pas pour transformer la coopération en machine à cash et à inégalités. Notre vision est différente et se base sur les valeurs de solidarité, d’humanité, de respect de notre planète et d’un travail de coopération au sens de co-construction, de co-élaboration d’un monde qui serait meilleur, différent. », souligne Annie Lahmer.

Le groupe écologiste a également rappelé l’importance des questions environnementales et leur ampleur mondiale, ce que le rapport proposé par l’exécutif semblait ignorer.

Des amendements ont été proposés afin que la Région puisse intervenir pour aider les territoires frappés par des catastrophes naturelles et que les partenariats pour un soutien au respect des engagements de la COP21 figurent parmi les priorités régionales. Cela n’a malheureusement pas été le choix de l’exécutif. Le groupe a décidé de s’abstenir sur ce rapport.